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Cette ouverture se retrouve sur la question sensible des régimes spéciaux de retraite. M. Sarkozy n'a pas parlé d'alignement - à la différence de François Fillon, qui n'a pas été mentionné une seule fois dans le discours -, mais d'harmonisation, celle-ci devant être menée "entreprise par entreprise, pour tenir compte des spécificités de chaque régime". Et l'ensemble de ces réformes, dont le financement par un Etat lourdement endetté et handicapé par une croissance atone n'a pas été évoqué, doit passer par la case "dialogue social".
La stratégie de M. Sarkozy est cohérente, mais elle pèche par la précipitation de son rythme. Il veut aller "vite", quitte à imposer des cadences infernales à la négociation. Le cahier des charges est clair : "Quand il y aura eu accord, la loi le reprendra", mais, a-t-il précisé en s'écartant de son texte écrit, "si l'accord est un faux accord, l'Etat a le droit de le dire".
C'est la limite de la méthode. Le chef de l'Etat peut-il à la fois se déclarer confiant dans la capacité des partenaires sociaux "à dégager des compromis innovants", en ouvrant la voie à la nécessaire refonte des règles de la représentativité syndicale, et prévenir dans un même mouvement qu'il ne transigera "ni sur les objectifs ni sur les principes" ? In fine,la feuille de route des partenaires sociaux revient à mettre en musique les promesses du candidat. Mais pour qu'il n'y ait pas de "faux accord", encore faut-il qu'il y ait de vraies négociations.
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